Mise en ligne le 16-04-2020

Crise sanitaire COVID-19 : une nouvelle occasion de repenser nos modèles économiques

En date du 15 avril 2020, la pandémie du Covid 19 a infecté près de 2 millions de personnes dans le monde, et a causé la mort de plus de 128 000 personnes. Le nombre de personnes guéries s’élève à un peu plus de 500 000 personnes.

A ce jour, les pays les plus touchés sont les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie, la France, l’Allemagne et la Chine. Plus de la moitié de la population mondiale est en confinement.

Un choc brutal pour l’économie mondiale ! Du fait de l’arrêt total ou partiel des entreprises de production, des services et notamment des transports… Ce qui laisse envisager l’une des plus importantes récessions de l’histoire évaluée entre -2,3% et -4,8% pour l’année 2020, selon la durée de la pandémie. A l’échelle nationale, c’est une rétractation de 9% du PIB. Du jamais vu, même après la seconde guerre mondiale… Un nouvel emprunt de 110 milliards d’euros, ce qui porte l’endettement à 115% du PIB. Notons qu’il en a fallu moins que ça pour déclarer la Grèce en situation de faillite.

Une récession qui ne sera pas sans rappeler celle de l’année 2009 suite à la « Crise des Subprimes », conséquence des prêts immobiliers générés un peu trop facilement aux Etats-Unis.

En 2012, passionné par l’économie et le monde de la finance, M. Mouheb, Dirigeant Fondateur des instituts de formation WEDGE Business School - centres de formation dédiés aux formations émergeantes telles que le numérique ou bien encore la finance participative et l’assurance solidaire - a tenu à participer au « Match des Traders ».

Ce programme court diffusé sur la chaîne télévisée BFM Business permettait de confronter différents avis, et plusieurs analyses et prises de position quant à l’actualité boursière et au trading.

A l’occasion de cette expérience inédite, Hassad Mouheb, jeune entrepreneur à succès, identifiait déjà la venue possible d’une crise « de la dette » qui allait emboiter le pas à la crise financière vécue en 2008. Mais également l’apparition de vagues successives qui surviendraient tant que la spéculation et l’endettement subsisteront. Une crise de la dette qui se caractérise principalement par une période durant laquelle les créanciers refusent d’accorder de nouveaux prêts au gouvernement.

Dans un tel contexte, le pays endetté ne dispose pas d'assez de ressources pour honorer le service de la dette contractée. Cette situation d'insolvabilité rend alors le pays très fragile face aux fluctuations et changements des conditions du marché.

Compte tenu de la débâcle actuelle des marchés financiers, devenus encore plus volatiles et sensibles aux moindres soubresauts, que la précédente crise, M. Mouheb revient sur ses préconisations : " Il devient vital pour notre système financier de se renouveler complétement, d’évoluer vers la création de richesse réelle. Une société cotée sur les marchés financiers ne doit plus prendre le risque de faire faillite et détruire des emplois. Cette crise doit être l’occasion de rejeter cela. La fonte record, en si peu de temps, de la capitalisation de sociétés du CAC 40, pourtant en bonne santé, nous fait prendre conscience que ce système a atteint ses limites."
 

WEDGE Business School - Finance Participative - Finance éthique                WEDGE Business School - Finance Participative - Finance éthique

M. Mouheb lors du Match des Traders en 2012

En Europe, nous avons pu assister à la crise de dette, déclenchée en 2010 en Grèce. Et à cette période, le jeune dirigeant M. Mouheb était déjà convaincu par le modèle proposé par la « finance éthique » également appelé « finance participative » ou « finance durable » . Un modèle selon lequel la finance devient plus responsable et dont les valeurs reposent sur la stabilité, la responsabilité, la pérennité et la transparence. Les risques sont mutualisés de manière équitable et les bénéfices tout aussi partagés, la spéculation est bannie, tout comme les intérêts usuraires qui sont responsables de la spirale de l’endettement.

A ce jour, face à la pandémie COVID-19, et l’impact économique qui en découle, se pose de nouveau la question des modèles économiques traditionnels. Ne devrions-nous pas nous intéresser à d’autres modèles ayant pu faire leurs preuves dans le passé ?

2020 sera l’année d’une nouvelle crise… Une crise rencontrée par le monde entier et qui a pour conséquence de poser une nouvelle fois le débat de la finance participative, de l’éthique et de la gouvernance des entreprises sur la place publique.

Considéré comme un outil de régulation potentiel en période de crise, l’investissement socialement responsable a le vent en poupe. Il s’agit d’une régulation certes, mais opérée spontanément par les investisseurs eux-mêmes. 

Affaire à suivre…

 

 

 

 

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